« Séverine Potvin-Belet - des jeunes s'engagent pour François Bayrou | Page d'accueil | Vous l'attendiez ? Elle est arrivée ! »
13/03/2007
La révolution orange est en marche
10:10 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : UDF, Bayrou, élection, ps, ump
Commentaires
De droite ou de gauche cette révolution ?
Ecrit par : aliscan | 17/03/2007
Européen et moderne !
Voici une réponse d'un amis à ta question
Jean Deroi
---------
Un coup à Gauche, un coup à Droite : Balle au Centre !
Les Français s'intéressent au « phénomène Bayrou ». Certains, dit-on, seraient même tentés de voter pour lui. Au-delà des questions sur son programme, il y en a une qui focalise toute leur attention : Est-ce vraiment réaliste de vouloir mettre dans un seul et même gouvernement « des gens de bonne volonté », qu'ils soient de gauche ou de droite ? Tant que cette question ne trouvera pas sa réponse, François Bayrou ne sera que le « 3 e homme ». Dès qu'il apparaîtra aux yeux des Français que c'est l'alternative la plus positive pour notre pays, alors la place de « 1er homme » sera acquise.
Le PS et l'UMP affirment avec véhémence qu'il est impossible de faire travailler des personnes de gauche et de droite, que c'est la paralysie assurée, et l'avènement d'une politique molle. Une chose est évidente, faire le choix du Centre, c'est faire le choix de la difficulté. Mais c'est également faire le choix de la longévité des réformes. L'alternance entre la droite et la gauche a donné place à un « détricotage » systématique des réformes de son prédécesseur, quand il ne s'agissait pas de s'approprier le mérite des résultats de telle ou telle politique lancée par le gouvernement sortant. Choisir la voie du Centre, c'est chercher celle du compromis, qui met en avant l'intérêt de la Nation, au-dessus de celui de carrières personnelles. C'est répondre à des problématiques à long terme : l'éducation nationale et la formation professionnelle, la Construction européenne, le poids de la dette sur les générations futures, l'écologie et le changement de nos modes de vie, les retraites et la réforme du système social. Mettre en œuvre ces chantiers nécessite une adhésion du plus grand nombre, autour de compromis que la lutte des partis ne saurait atteindre. C'est également avoir une vision à long terme, quand trop souvent les politiques menées n'ont comme objectif que de préparer l'élection suivante. Choisir le Centre, c'est faire le choix de compromis sociaux et politiques qui répondront dans le temps à toutes ces problématiques.
Mais là où le PS et l'UMP semblent se tromper davantage, c'est en nous disant que cela conduirait à la paralysie de nos institutions. Sans doute ont-ils l'impression que nos institutions, assommée tous les 5 ans par le poids d'une majorité, sont plutôt dynamiques ! Il apparaît au contraire que des clivages internes à chaque parti conduisent déjà à ces paralysies.
L'UMP a en son sein des conservateurs et des libéraux, si bien que le discours de Nicolas Sarkozy préconise à la fois plus de libéralisme et donc moins d'Etat, tout en renforçant le rôle de celui-ci à travers la multiplication des lois et des contrôles. Chacun pense s'y retrouver, tant Nicolas Sarkozy sait adapter son discours à son auditoire. Une lecture plus approfondie laisserait penser que personne ne peut être satisfait par son programme, pétri d'incohérences « abracadabrantesques ». Egalement, nous avons vu pendant 5 ans se succéder des gouvernements bouffés de l'intérieur par ces luttes internes à l'UMP, au point d'être incapable de choisir une direction précise.
Le PS se retrouve partagé entre les anti-libéraux et les socio-démocrates. On se retrouve donc dans la situation où coexistent dans un même parti les gens du « non » et ceux du « oui » au référendum sur le Traité pour la Constitution européenne. On entend des discours étranges de certains qui se déclarent anti-libéraux, alors que sous Jospin, France Télécom a été privatisée. On voudrait nous faire croire que de tels clivages dans un même parti pourraient répondre aux questions de la dette, de la Construction européenne… Il semble que là aussi, nous soyons vite confrontés à une paralysie interne au PS, qui dure depuis 2002 et la question de la succession de Lionel Jospin, quand les cadres du parti étaient partagés entre assumer cette étiquette de socio-démocrate, et donc d'accepter les lois du marché, et les anti-libéraux, qui ont su affirmer leur force pendant le référendum de 2005. Il est étrange de constater que cette même lutte se répercute au sein de l'extrême gauche, entre ceux qui refusent toute allégeance au PS au second tour, refusant d'être dans un gouvernement qui accepterait le libéralisme, et ceux qui accepteraient de s'acoquiner dans un gouvernement de gauche, dans l'idée de tirer davantage les politiques dans une lutte anti-libérale.
Tout-à-coup, l'idée de choisir la voie du Centre semble moins ridicule et utopique. Dans tous les autres pays européens, il y a deux partis à gauche (les socio-démocrates et les anti-libéraux), et deux partis à droite (les libéraux, dans le sens philosophique du terme, et les conservateurs), auxquels, malheureusement, il faut trop souvent ajouter l'extrême droite. Pendant longtemps ces pays étaient soit à droite, soit à gauche. A la fin des années 90, ils ont fait le choix de ce que l'on appelait alors la « 3 e voie », c'est-à-dire une union au Centre, où ce que François Bayrou appelle la « social-économie ».
Ce choix, les partis s'interdisent de le faire pour des questions d'opportunisme et de carrières personnelles. Ce choix, les Français peuvent le faire, en votant UDF, et en obligeant le PS et l'UMP à choisir la voie des compromis à long terme, des réformes dans l'intérêt de la France et de l'Europe.
Ainsi, est-ce vraiment réaliste de vouloir mettre dans un seul et même gouvernement « des gens de bonne volonté », qu'ils soient de gauche ou de droite ? Cela semble plus réaliste en tout cas que de faire confiance à des partis bloqués de l'intérieur. C'est sortir la France par le haut, en faisant de cette « 3 e voie » la voix de la France. Avoir une direction à long terme sur une route droite, au lieu de zigzaguer de gauche à droite, en frôlant à chaque fois les rambardes extrêmes.
François G.
Ecrit par : Jean Deroi | 18/03/2007

